Nébuleuse de la Tête de Singe (Nébuleuse en émission) capturé par le télescope spatial Hubble pour le Février 8
Février 8Nébuleuse en émissionNébuleuses

Nébuleuse de la Tête de Singe

Observé en 2014

À propos de cette image

Cette image révèle des nœuds de gaz et de poussière finement sculptés dans une petite partie de la nébuleuse de la Tête de Singe, officiellement cataloguée comme NGC 2174. Située dans la constellation d'Orion, cette vaste région de formation d'étoiles abrite un paysage spectaculaire où des nuages de poussière sombres se détachent sur un gaz ionisé brillamment brillant. Les piliers et les crêtes sculptés visibles sur cette vue sont façonnés par le rayonnement ultraviolet intense des jeunes étoiles chaudes incrustées dans la nébuleuse, qui chauffe l'hydrogène gazeux environnant jusqu'à l'incandescence tout en érodant simultanément les structures de poussière plus denses. Dans les recoins sombres des nuages ​​de poussière, de nouvelles étoiles se forment tranquillement, protégées des radiations destructrices par la matière même qui sera finalement retirée pour les révéler. La nébuleuse de la Tête de Singe tire son nom fantaisiste de sa forme générale lorsqu'elle est vue sur des images à grand champ, bien que la vue rapprochée de Hubble révèle une réalité bien plus complexe et plus belle que n'importe quelle simple ressemblance animale pourrait le suggérer.

Importance scientifique

La nébuleuse de la Tête de Singe fournit un excellent exemple de formation séquentielle d'étoiles, où la production d'énergie d'une génération d'étoiles déclenche la naissance de la suivante. Les jeunes étoiles massives au cœur de la nébuleuse ont creusé une cavité de gaz chaud et ionisé, et à la limite de cette cavité, la compression induite par les radiations initie de nouveaux épisodes de formation d'étoiles dans le nuage moléculaire environnant. Les observations infrarouges de Hubble se sont révélées particulièrement précieuses pour étudier ce processus, car elles pénètrent dans les piliers poussiéreux et révèlent des protoétoiles incorporées à différents stades de développement. La diversité des âges protostellaires trouvée dans NGC 2174 conforte les modèles dans lesquels la formation d'étoiles n'est pas un événement unique mais plutôt un processus en cascade qui se propage vers l'extérieur à travers un nuage moléculaire sur des millions d'années. Cela fait de la nébuleuse de la Tête de Singe un objet clé pour comprendre l’évolution des régions de formation d’étoiles au fil du temps.

Détails d'observation

Cette image a été capturée à l'aide de la caméra à grand champ 3 (WFC3) de Hubble dans les longueurs d'onde du proche infrarouge dans le cadre des observations du 24e anniversaire du télescope. Les filtres infrarouges (F110W et F160W) pénètrent dans les structures poussiéreuses opaques à la lumière visible, révélant les jeunes objets stellaires incrustés cachés dans les piliers. L’image résultante a été traitée comme un composite en fausses couleurs dans lequel les longueurs d’onde infrarouges plus courtes apparaissent en bleu et les longueurs d’onde plus longues apparaissent en rouge. Cette cartographie des couleurs met en évidence les variations de température et de densité au sein des structures de poussière et permet aux astronomes de faire la distinction entre les étoiles du premier plan et les objets physiquement intégrés dans la nébuleuse.

Position dans l'univers

Constellation

Orion

Distance depuis la Terre

6 400 années-lumière

Faits intéressants

  • 1

    La nébuleuse de la Tête de Singe a fait l'objet d'une image publiée par Hubble pour le 24e anniversaire en 2014. Cette vue infrarouge a été spécifiquement choisie pour mettre en valeur la capacité du télescope à scruter la poussière cosmique.

  • 2

    NGC 2174 s'étend sur environ 40 années-lumière, suffisamment grand pour que la lumière elle-même prenne quatre décennies pour traverser d'un côté à l'autre.

  • 3

    La nébuleuse se trouve au bord d'un nuage moléculaire géant qui contient suffisamment de gaz pour former des milliers d'étoiles, même si seule une petite fraction de cette matière s'effondrera pour créer de nouveaux systèmes stellaires.

Crédit image : NASA, ESA, télescope spatial Hubble