Nébuleuse de la Tête de Cheval (Nébuleuse sombre) capturé par le télescope spatial Hubble pour le Novembre 5
Novembre 5Nébuleuse sombreNébuleuses

Nébuleuse de la Tête de Cheval

Observé en 2012

À propos de cette image

Ce superbe portrait infrarouge révèle l'emblématique nébuleuse de la Tête de Cheval sous un tout nouveau jour, pénétrant la poussière dense qui fait apparaître cet objet comme une silhouette sombre dans les images en lumière visible. Dans l'infrarouge, le profil distinctif de la Tête de Cheval brille avec la chaleur de la poussière chauffée par les jeunes étoiles proches, tandis que les volutes rétroéclairées le long de sa crête supérieure tracent un rayonnement stellaire intense qui sculpte et érode activement la surface de la nébuleuse. La Tête de Cheval est un pilier de gaz et de poussières denses dépassant d'un vaste complexe de nuages ​​moléculaires dans la constellation d'Orion, l'une des régions de formation d'étoiles les plus actives de notre voisinage galactique. Un jeune système à cinq étoiles juste au-delà du haut de cette image baigne la nébuleuse dans un rayonnement ultraviolet intense qui évapore lentement les couches externes de la Tête de Cheval, un processus qui finira par détruire ce repère cosmique au cours des prochains millions d'années.

Importance scientifique

La nébuleuse de la Tête de Cheval est l'un des exemples les plus étudiés de région de photodissociation (PDR), où le rayonnement ultraviolet des étoiles chaudes proches détermine la chimie et la physique de la surface d'un nuage moléculaire. Les observations infrarouges de Hubble ont révélé pour la première fois la structure interne de la Tête de Cheval, montrant comment les noyaux denses de gaz sont protégés des radiations tandis que la surface de la nébuleuse est activement ablatée. La frontière nette entre la surface ionisée et l'intérieur moléculaire crée une structure chimique en couches qui sert de laboratoire naturel pour l'étude de l'astrochimie. Les observations ont détecté plus de 30 espèces moléculaires chez la tête de cheval, y compris des molécules organiques complexes précurseurs de la chimie de la vie. La survie du pilier contre la photoévaporation dépend de sa densité interne : les régions les plus denses survivront aux couches externes diffuses et pourraient éventuellement s'effondrer pour former de nouvelles étoiles. The Horsehead fournit ainsi un instantané de la compétition entre la formation d'étoiles et la rétroaction stellaire qui régule l'efficacité de la formation d'étoiles dans toute la galaxie.

Détails d'observation

Hubble a capturé cette image à l'aide de la Wide Field Camera 3 (WFC3) dans des filtres proche infrarouge à des longueurs d'onde de 1,1 et 1,6 micromètres. La lumière infrarouge pénètre dans la poussière, ce qui rend la Tête de Cheval opaque dans les longueurs d'onde visibles, révélant ainsi l'émission de poussière chaude provenant de l'intérieur du pilier. Les observations ont été publiées pour célébrer le 23e anniversaire de Hubble en 2013. La cartographie des couleurs attribue des longueurs d'onde infrarouges plus courtes au bleu et des longueurs d'onde plus longues au rouge, créant ainsi une représentation en fausses couleurs qui met en évidence les variations de température à travers la nébuleuse. Les bords brillants tracent l'endroit où le rayonnement stellaire chauffe la poussière à plusieurs centaines de degrés Kelvin.

Position dans l'univers

Constellation

Orion

Distance depuis la Terre

1 500 années-lumière

Faits intéressants

  • 1

    La nébuleuse de la Tête de Cheval finira par être détruite par le même rayonnement qui la fait briller : dans environ 5 millions d'années, le pilier sera complètement érodé.

  • 2

    En lumière visible, la tête de cheval apparaît comme une forme sombre sur un fond brillant ; ce n'est que dans l'infrarouge que nous pouvons voir la poussière chaude qui constitue sa structure.

  • 3

    La Tête de Cheval mesure environ 3,5 années-lumière de sa base à sa pointe, soit à peu près la distance entre le Soleil et son voisin stellaire le plus proche, Alpha Centauri.

Crédit image : NASA, ESA, télescope spatial Hubble