Choc d'arc autour de LL Orionis (Choc d'arc de vent stellaire) capturé par le télescope spatial Hubble pour le Février 3
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Choc d'arc autour de LL Orionis

Observé en 1995

À propos de cette image

Nommé d'après la vague en forme de croissant créée par un navire lorsqu'il se déplace dans l'eau, un choc d'étrave peut être créé dans l'espace lorsque deux flux de gaz entrent en collision à des vitesses supersoniques. Cette image époustouflante capture le choc de l'arc autour de la jeune étoile LL Orionis, où le vent stellaire vigoureux de l'étoile - un flux de particules chargées se déplaçant à une vitesse extraordinaire - percute le gaz lent s'éloignant de l'amas d'étoiles central chaud de la nébuleuse d'Orion. La collision crée un front de choc gracieux et incurvé qui brille lorsque le gaz comprimé est chauffé et excité. LL Orionis est une étoile jeune et énergique, encore aux premiers stades de sa vie, produisant un vent stellaire bien plus puissant que celui de notre Soleil. La nébuleuse d’Orion environnante offre une riche toile de courants gazeux contre lesquels se déroule cette collision cosmique dramatique, offrant aux astronomes une illustration frappante de la façon dont les vents stellaires interagissent avec leur environnement et façonnent le milieu interstellaire.

Importance scientifique

Le choc de l'arc autour de LL Orionis fournit un exemple exceptionnellement clair de l'interaction entre les vents stellaires et le milieu interstellaire ambiant, un processus fondamental qui façonne la structure et l'évolution des régions de formation d'étoiles. Les jeunes étoiles T Tauri comme LL Orionis génèrent de puissants flux qui injectent de l'énergie et de l'élan dans leur environnement, créant des effets de rétroaction qui peuvent déclencher ou supprimer la formation d'étoiles à proximité. La géométrie et la luminosité du choc de l'arc permettent aux astronomes de mesurer les vitesses relatives des flux de gaz en collision et d'estimer le taux de perte de masse de la jeune étoile. Ces mesures sont essentielles pour comprendre la quantité d’énergie que les jeunes étoiles restituent à leurs nuages ​​moléculaires natals au cours des premiers millions d’années de leur vie. La nébuleuse d'Orion, en tant que région de formation d'étoiles massives la plus proche, offre des opportunités sans précédent pour étudier de telles interactions à haute résolution spatiale.

Détails d'observation

Cette image a été obtenue à l'aide de la caméra planétaire et grand champ 2 (WFPC2) de Hubble dans le cadre d'une étude en mosaïque de la nébuleuse d'Orion. Les observations ont utilisé plusieurs filtres à large bande et à bande étroite pour capturer à la fois l’émission continue des étoiles et l’émission linéaire du gaz ionisé. Le filtre alpha à hydrogène s'est avéré particulièrement efficace pour mettre en évidence la structure de l'amortisseur de l'étrave, car le gaz comprimé dans le front de choc émet fortement à cette longueur d'onde. La résolution de Hubble était cruciale pour distinguer le mince front de choc du fond d'émission complexe de la nébuleuse d'Orion.

Position dans l'univers

Constellation

Orion

Distance depuis la Terre

1 500 années-lumière

Faits intéressants

  • 1

    Le choc de l'étrave autour de LL Orionis est similaire en principe à l'onde de choc créée par un avion à réaction supersonique, sauf que cette version cosmique s'étend sur environ une demi-année-lumière.

  • 2

    LL Orionis est une étoile T Tauri, un type de jeune étoile âgée de moins de 10 millions d'années qui n'a pas encore commencé une fusion stable de l'hydrogène, ce qui en fait un enfant stellaire selon les normes cosmiques.

  • 3

    Notre propre Soleil crée un choc d'arc lorsqu'il se déplace dans le milieu interstellaire, bien que ce soit beaucoup moins dramatique que celui de LL Orionis car le vent stellaire du Soleil est beaucoup plus faible.

Crédit image : NASA, ESA, télescope spatial Hubble